Catherine Genty : Confessions d’une passeuse d’âmes et révélations sur l’au-delà

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref :

  • Catherine Genty raconte une pratique de médiumnité qu’elle présente comme un accompagnement des défunts et des familles endeuillées.
  • Ses confessions reposent sur des perceptions intérieures — voix, images, sensations et symboles — qu’elle interprète comme des contacts avec le monde invisible.
  • Ces récits appartiennent au registre spirituel et testimonial : ils ne constituent pas une preuve scientifique de la vie après la mort.
  • Face au deuil, l’essentiel demeure l’accueil des émotions, l’entourage et, lorsque la souffrance devient trop lourde, l’appui d’un professionnel de santé.
Point essentiel Ce qu’il faut comprendre
La passeuse d’âmes Une personne qui dit aider des défunts à poursuivre leur chemin et apaiser les vivants.
Les révélations sur l’au-delà Des convictions et récits personnels, à accueillir sans les confondre avec un savoir démontré.
Le deuil Une traversée singulière qui peut faire surgir rêves, impressions de présence et besoin de lien.
Le geste concret Écrire quelques mots à la personne absente, sans chercher de réponse, afin de déposer ce qui reste en suspens.

Catherine Genty, passeuse d’âmes : ce que ses confessions racontent du monde invisible

Le nom de Catherine Genty est associé à une parole rare dans l’espace médiatique français : celle d’une femme qui se présente comme médium et passeuse d’âmes. Dans son livre Je suis passeuse d’âmes, paru aux éditions Leduc.s, elle décrit des expériences vécues depuis l’enfance et les relie à une mission : accompagner des personnes décédées qu’elle estime retenues dans un entre-deux, tout en aidant leurs proches à déposer une part de leur chagrin.

Il faut prendre le temps de distinguer les plans. D’un côté, il y a le récit intime, avec sa cohérence propre, ses images, sa nécessité parfois. De l’autre, il y a ce que les sciences peuvent établir : à ce jour, aucune démonstration scientifique consensuelle ne confirme l’existence de communications avec les morts ou d’un au-delà accessible par médiumnité. Cette précision n’annule pas l’intensité des témoignages. Elle invite simplement à les accueillir pour ce qu’ils sont : des paroles spirituelles, des interprétations sensibles et des façons de mettre des mots sur l’absence.

Dans ses confessions, Catherine Genty raconte avoir perçu très tôt des figures défuntes sans pouvoir les identifier clairement. Elle évoque ensuite l’apparition d’un « guide », entendu lors d’un moment d’écriture automatique. Selon elle, cette présence se serait adressée à elle avec humour, lui faisant remarquer qu’écrire était devenu superflu puisqu’elle pouvait l’entendre. Ce détail, presque domestique, donne à son récit une texture particulière : l’extraordinaire n’y est pas toujours tonitruant, il se glisse dans l’intime, dans une phrase reçue, une sensation soudaine, une image qui insiste.

Sa manière de décrire les contacts spirituels s’appuie sur plusieurs catégories courantes dans les milieux médiumniques : la claire-audience pour les paroles entendues intérieurement, la clairvoyance pour les images, la claire-sentience pour les ressentis physiques ou émotionnels, et la claire-intuition pour une connaissance qui semble surgir sans raisonnement apparent. Ces mots ne relèvent pas de catégories médicales ou scientifiques. Ils forment plutôt une langue symbolique, un vocabulaire permettant à celles et ceux qui vivent des phénomènes inhabituels d’essayer de les organiser.

La nuance est précieuse, car notre vie psychique est vaste. Une voix intérieure peut renvoyer à la pensée verbale, à l’imagination, au souvenir, à l’intuition, à un dialogue mental appris depuis l’enfance. Une impression de présence peut apparaître durant un deuil, une période d’épuisement, un manque de sommeil ou un état de forte émotion. Elle peut également être comprise, par la personne qui la ressent, à travers son histoire religieuse, familiale ou spirituelle. Une même expérience n’appelle pas forcément une seule explication.

Une histoire de perception, mais aussi de langage

Dans le récit de Catherine Genty, la distinction entre sa propre pensée et une présence extérieure repose notamment sur la forme des phrases perçues : un vocabulaire inhabituel, une tournure qu’elle n’emploierait pas, une tonalité étrangère à son monologue intérieur. Cette tentative de discrimination est fréquente chez les personnes qui cherchent à donner un cadre à leurs expériences. Pourtant, elle ne permet pas à elle seule de prouver l’origine extérieure d’un message. Le cerveau humain produit spontanément des associations, des dialogues internes et des images qui peuvent surprendre la personne elle-même.

Ce constat n’a rien de froid. Il rappelle plutôt que le mystère vécu mérite d’être entouré de douceur et de discernement. Une personne peut se sentir profondément consolée par un rêve où un proche disparu lui sourit, sans avoir besoin de décider immédiatement si ce rêve est « seulement » psychique ou réellement spirituel. Parfois, la question la plus féconde n’est pas : « Est-ce objectivement vrai ? » mais : « Qu’est-ce que cette expérience vient déplacer, autoriser ou apaiser en moi ? »

Les récits de passeurs et passeuses d’âmes prennent place dans une longue histoire culturelle. Les veillées funèbres, les prières pour les morts, les lettres déposées sur une tombe ou les objets transmis de génération en génération témoignent tous d’un même besoin : maintenir un fil avec les absents sans demeurer prisonnier de l’absence. Catherine Genty réinscrit sa pratique dans cette continuité, tout en la traduisant dans un langage contemporain de fréquences, d’énergies et de plans de conscience.

Ce langage peut parler à certaines personnes et laisser d’autres à distance. Les deux positions sont recevables. Croire à la persistance d’un lien après la mort n’est pas une obligation ; ne pas y croire n’est pas un manque de sensibilité. L’enjeu est plutôt de ne jamais utiliser une croyance pour imposer une interprétation à quelqu’un qui traverse un deuil. Lorsque la peine est vive, la vulnérabilité peut rendre toute parole d’autorité particulièrement puissante.

La force de ces témoignages tient donc moins à une prétention de certitude qu’à la question qu’ils rendent visible : comment vivre avec ce qui nous échappe ? Catherine Genty répond par l’idée d’un passage et d’une présence continue. D’autres répondront par la mémoire, l’amour transmis, la trace laissée dans les gestes. Le fil demeure : l’absence n’efface pas immédiatement la relation intérieure que nous entretenons avec une personne aimée.

Les révélations sur l’au-delà de Catherine Genty : entre récit spirituel et regard lucide

Les révélations sur l’au-delà attribuées à Catherine Genty se structurent autour d’une conviction centrale : la mort ne marquerait pas une disparition définitive, mais un changement d’état. Pour elle, certains défunts poursuivraient naturellement leur route tandis que d’autres resteraient attachés à des lieux, à des personnes ou à l’émotion de leur propre disparition. La fonction de la passeuse d’âmes consisterait alors à les reconnaître, à comprendre ce qui les retient et à les inviter à avancer.

Cette vision est présente, sous des formes très différentes, dans de nombreuses traditions. Les anciens rites funéraires n’étaient pas seulement destinés aux vivants : ils organisaient aussi symboliquement la place des morts. Dans la Grèce antique, dans les traditions chrétiennes, bouddhistes ou animistes, des gestes précis entourent le départ : veiller un corps, prononcer un nom, offrir une prière, accompagner une procession, respecter un temps de retrait. Ces pratiques ne prouvent pas une géographie de l’après. Elles disent quelque chose de plus universel : l’être humain peine à laisser partir sans ritualiser.

Catherine Genty emploie parfois le mot de « Lumière » pour décrire l’horizon vers lequel elle estime accompagner les défunts. Ce terme mérite d’être entendu dans sa dimension spirituelle et poétique. Il n’a pas de définition scientifique mesurable, mais il possède une puissance imaginaire considérable : il évoque la paix, la fin de la peur, une possibilité de réconciliation. Pour une personne croyante, il peut rejoindre une foi. Pour une personne laïque, il peut devenir une image intérieure de l’apaisement ou de la continuité du lien.

Là encore, la prudence compte. Affirmer à une famille qu’un proche souffre, qu’il est bloqué ou qu’il réclame une action précise peut aggraver une culpabilité déjà présente. Le deuil est souvent traversé par des « si » : si l’on avait appelé plus tôt, parlé davantage, été là ce jour-là. Ajouter une responsabilité invisible à ces pensées peut alourdir la traversée. Toute démarche spirituelle respectueuse devrait donc éviter les certitudes accusatrices et préserver la liberté de chacun.

Le récit de Georges et la place de l’empathie

Parmi les situations racontées, Catherine Genty évoque un homme nommé Georges, venu selon elle lui raconter les circonstances dramatiques de sa mort. Elle décrit un attachement intense à son épouse, qu’il aurait continué à chercher sans comprendre qu’il était mort. Le moment où il prend conscience de cette séparation serait accompagné, chez la médium, d’une tristesse physique et très vive. Dans son cadre de pensée, cette empathie participe à l’accompagnement : ressentir, comprendre, consoler, puis indiquer une voie.

Indépendamment de l’interprétation médiumnique, ce récit donne une forme à un vécu connu de beaucoup de personnes endeuillées : la difficulté à accepter que le lien a changé de nature. Après une mort brutale, il arrive que l’esprit continue d’attendre un appel, un bruit de pas, une réponse. La pensée sait parfois avant le corps. Le corps, lui, demeure dans l’habitude : il se retourne, écoute, espère une seconde. Nommer ce décalage peut déjà le rendre un peu plus habitable.

Dans ce sens, la figure de Georges peut être lue comme une scène de deuil universelle. L’amour persiste, mais il ne peut plus emprunter les mêmes chemins. Le geste juste n’est pas de nier cette fidélité ni de la forcer à disparaître. Il consiste à lui trouver une autre place : dans un souvenir raconté, un objet choisi, une parole transmise, une action fidèle aux valeurs de la personne absente.

Une femme fictive, Élodie, pourrait par exemple conserver pendant des mois le numéro de téléphone de son père décédé dans ses favoris, incapable de le retirer. Ce détail n’est ni dérisoire ni pathologique en soi : il révèle une relation qui cherche son nouveau langage. Un soir, elle pourrait écrire dans un carnet ce qu’elle aurait voulu lui dire après une journée difficile. Ce n’est pas une séance de médiumnité. C’est un espace de continuité intérieure, simple et humain.

Les récits spirituels deviennent plus justes lorsqu’ils ne confisquent pas cette liberté d’interprétation. Ils peuvent offrir des images, parfois du réconfort, parfois un cadre. Ils ne devraient pas remplacer l’écoute d’un proche, un suivi psychologique ou médical lorsque le deuil devient envahissant. En cas d’idées noires, de détresse intense, d’angoisses persistantes ou de perceptions effrayantes, consultez un professionnel de santé. Demander du soutien n’abîme aucune conviction spirituelle ; c’est souvent une manière de prendre soin du vivant.

La question de l’au-delà reste ouverte parce qu’elle touche à la limite même de notre savoir. Une parole comme celle de Catherine Genty peut être reçue comme un récit de foi personnelle, non comme une carte vérifiée de l’invisible. C’est peut-être là que réside une forme de lucidité : ne pas réduire le mystère, mais ne pas le transformer non plus en certitude imposée.

Comment devient-on médium selon Catherine Genty, et ce que la science permet réellement de dire

À la question « comment devient-on médium ? », Catherine Genty répond d’abord par l’histoire d’une sensibilité ancienne. Elle dit avoir perçu des défunts dès l’enfance, sans posséder alors les mots pour comprendre ce qui lui arrivait. Plus tard, elle aurait identifié cette faculté comme une médiumnité et appris à la canaliser. Son récit insiste sur une forme d’ajustement : pour entrer en contact, elle explique devoir aligner son propre état intérieur sur celui des présences qu’elle croit percevoir.

Cette idée de réglage, de « longueur d’onde » ou de fréquence, appartient au lexique spirituel contemporain. Il ne faut pas la confondre avec une description validée par les neurosciences ou la physique. Les termes scientifiques peuvent parfois donner une apparence de preuve à des expériences qui relèvent en réalité d’un autre registre. L’énergie, les vibrations et les fréquences ont des sens précis en sciences ; employés pour parler de relations avec les défunts, ils fonctionnent surtout comme des métaphores.

Ce qui est documenté, en revanche, c’est la diversité de nos perceptions. L’être humain ne dispose pas uniquement des cinq sens enseignés dans les récits classiques. La proprioception renseigne sur la position de notre corps ; la thermoception participe à la perception de la température ; l’équilibrioception aide à nous situer dans l’espace. Ces systèmes sont étudiés par la physiologie. Ils ne valident pas l’existence d’un sixième sens médiumnique, mais ils rappellent que percevoir n’est jamais une opération aussi simple qu’il y paraît.

La recherche en psychologie s’intéresse aussi aux expériences dites de présence ressentie, notamment dans des contextes de solitude, de fatigue, de stress, de montagne, de maladie ou de deuil. L’interprétation varie selon les cultures et les convictions. Certaines personnes parlent d’un signe, d’autres d’un mécanisme de l’esprit qui tente d’intégrer une perte. Les données scientifiques décrivent des phénomènes subjectifs et leurs contextes ; elles ne tranchent pas le sens spirituel que chacun peut leur attribuer.

Hypersensibilité : une écoute fine, pas une preuve de médiumnité

Catherine Genty associe volontiers la capacité de perception à l’hypersensibilité. Le rapprochement peut sembler intuitif : certaines personnes se sentent plus facilement submergées par les ambiances, les sons, les émotions d’autrui ou les détails sensoriels. La psychologue Elaine Aron a popularisé la notion de sensibilité élevée du traitement sensoriel, souvent désignée par l’expression « personne hautement sensible ». Cette notion décrit des tempéraments et des expériences, non un pouvoir de communication avec le monde invisible.

Une personne très attentive aux signaux faibles peut repérer les silences, les changements de ton, la tension d’une pièce, la fatigue sur un visage. Cette finesse peut devenir une ressource relationnelle, mais aussi une source de surcharge. Lorsqu’un deuil survient, elle peut rendre les souvenirs plus incarnés et les impressions plus intenses. Cela mérite du respect, sans raccourci : être sensible ne signifie pas être médium, pas plus qu’être sceptique ne signifie être fermé à l’émotion.

Les affirmations selon lesquelles les enfants et les adolescents développeraient massivement des prémonitions, de la télékinésie ou une vision des courants énergétiques ne sont pas étayées par des preuves scientifiques robustes. Les enfants ont souvent une imagination active, un rapport plus poreux au jeu symbolique et un langage en construction pour raconter leurs rêves ou leurs peurs. Il est essentiel de ne pas leur assigner trop vite une identité de voyant ou de médium, surtout si leurs propos les inquiètent.

Face à un enfant qui évoque une présence, le premier geste peut être simple : écouter sans se moquer ni alimenter l’angoisse. On peut demander ce qu’il a ressenti, à quel moment, s’il dort bien, s’il vit un changement à l’école ou dans la famille. Si les peurs deviennent envahissantes, si le sommeil est perturbé ou si l’enfant s’isole, un échange avec un médecin, un psychologue ou un professionnel de santé adapté est préférable à toute interprétation spectaculaire.

  • Noter le contexte : une impression inhabituelle survient-elle après une mauvaise nuit, une dispute, un anniversaire de décès ou une période de stress ?
  • Décrire avant d’interpréter : « j’ai entendu une voix » ou « j’ai eu froid » est plus utile que de conclure immédiatement à une présence.
  • Préserver l’ancrage : boire, manger, marcher, parler à une personne de confiance et reprendre contact avec le quotidien.
  • Demander de l’aide si nécessaire : lorsque l’expérience fait peur ou empêche de vivre normalement, un professionnel de santé est un appui juste.

Cette méthode ne méprise pas l’expérience spirituelle. Elle crée un espace où l’on peut rester attentive à ce qui se passe sans se laisser emporter par une seule lecture. Les grandes questions humaines supportent mal les réponses trop rapides. La perception, comme le deuil, réclame souvent un peu de lenteur.

Les confessions de Catherine Genty invitent donc à considérer la médiumnité comme un récit de vocation personnelle. Elles ne demandent pas nécessairement d’adhérer, mais elles ouvrent une interrogation plus sobre : que faisons-nous de ce que nous ressentons quand les mots ordinaires paraissent insuffisants ?

Vie après la mort et deuil : accueillir les signes sans se perdre dans l’attente

La croyance en une vie après la mort peut être une source de consolation profonde. Pour certaines personnes, elle rend la séparation moins absolue : la personne aimée ne serait plus accessible de la même façon, mais elle ne serait pas anéantie. Pour d’autres, cette idée ne résonne pas, ou soulève davantage de questions qu’elle n’en apaise. Aucune position ne devrait être jugée, surtout lorsque le deuil est récent et que le monde semble avoir changé de densité.

Dans les jours suivant une disparition, beaucoup de personnes racontent des expériences troublantes : un rêve très vif, une chanson entendue au moment juste, une odeur familière, un objet qui rappelle intensément l’absent, une impression de présence dans une pièce. Ces phénomènes sont fréquents dans les récits de deuil. Ils peuvent être vécus comme des signes, comme des mouvements de la mémoire affective ou comme les deux à la fois, selon le regard de chacun.

La difficulté apparaît lorsque la recherche de signes devient une attente permanente. Vérifier chaque coïncidence, consulter sans cesse des personnes qui promettent un message, interpréter tout événement comme un avertissement peut épuiser. Cela peut aussi empêcher de rencontrer la réalité douloureuse de la perte. Le lien intérieur ne demande pas une surveillance continue ; il peut respirer. Il peut se taire pendant quelques jours sans que cela signifie que l’amour s’est effacé.

Les propos de Catherine Genty sur les défunts « retenus » font écho à une inquiétude que beaucoup connaissent : et si l’être aimé n’était pas en paix ? Dans son approche, penser à la personne avec amour, compassion et bienveillance aiderait davantage que la retenir dans une tristesse désespérée. Pris comme geste symbolique, ce mouvement peut être délicat et fécond. Il ne s’agit pas de commander le destin d’un mort, mais d’adresser intérieurement une permission : celle de continuer à aimer sans retenir.

Un rituel d’écriture pour donner une place au lien

Il est possible d’emprunter à ces imaginaires un geste sans adhérer à toutes leurs affirmations. Un soir calme, Élodie, notre personnage fictif, pose un carnet sur la table où son père s’asseyait autrefois. Elle écrit trois choses : ce qu’elle regrette, ce qu’elle remercie, ce qu’elle veut désormais porter dans sa propre vie. Elle ne cherche pas une réponse surnaturelle. Elle ne force pas l’émotion non plus. Elle laisse la page devenir un seuil discret entre ce qui a été vécu et ce qui reste à vivre.

Ce type d’écriture ne remplace pas une thérapie, et il ne rend pas la peine linéaire. Le deuil n’obéit pas à un calendrier net. Il avance par vagues : un apaisement puis un anniversaire, une chanson, une phrase prononcée par quelqu’un d’autre, et la douleur revient. Cette oscillation n’est pas un échec. C’est souvent la forme même que prend l’attachement lorsqu’il doit apprendre à habiter l’absence.

Si vous souhaitez essayer, vous pouvez garder le cadre très simple. Il ne faut ni encens, ni objet particulier, ni croyance définie. Le rituel tient dans l’intention et dans la limite que vous lui donnez. Après avoir écrit, refermez le carnet, posez les pieds au sol, regardez autour de vous et nommez mentalement trois choses présentes dans la pièce. Ce retour au réel est important : il permet au souvenir de ne pas vous aspirer tout entier.

  1. Choisir un moment bref : dix minutes suffisent, afin que l’écriture demeure une rencontre et non une épreuve.
  2. Écrire sans corriger : laissez venir les phrases maladroites, la colère, la tendresse ou le silence.
  3. Terminer par une phrase d’ancrage : par exemple, « aujourd’hui, je poursuis ma journée avec ce lien autrement ».

Certains deuils demandent une attention clinique particulière : décès violent ou inattendu, traumatisme, culpabilité massive, incapacité durable à reprendre les activités essentielles, troubles du sommeil importants ou pensées de mort. Dans ces situations, l’accompagnement par un psychologue, un psychiatre, un médecin traitant ou une association spécialisée peut offrir un soutien irremplaçable. La spiritualité peut accompagner une traversée ; elle ne devrait jamais isoler de l’aide disponible.

Le philosophe et écrivain Rainer Maria Rilke écrivait que la tâche était peut-être d’aimer les questions elles-mêmes. Face à la mort, cette phrase ne dispense pas de souffrir, mais elle rappelle qu’il existe des questions qui ne se résolvent pas comme un problème. Elles se portent, lentement. Entre le besoin de croire et le besoin de comprendre, chacun cherche sa juste place.

Un signe reçu n’a pas besoin d’être démontré pour avoir une valeur intime ; il n’a pas non plus besoin de devenir une preuve pour les autres. Ce qui compte est qu’il vous aide à vivre davantage du côté du lien, et jamais du côté de la peur.

Contacts spirituels, éthique et discernement : ce qu’une démarche respectueuse devrait protéger

Parler de contacts spirituels implique une responsabilité particulière. Le sujet touche au chagrin, à l’espérance, à la solitude et parfois à une détresse aiguë. Une personne qui consulte un médium après un décès ne cherche pas toujours une prédiction ; elle cherche souvent une phrase impossible à obtenir ailleurs, une permission de pleurer, un détail qui rendrait l’absence moins coupante. Cette attente mérite d’être protégée contre les discours qui jouent sur la peur ou la dépendance.

Le travail que Catherine Genty décrit est fondé sur l’accompagnement et la compassion. C’est un aspect important de son positionnement : elle ne se présente pas seulement comme quelqu’un qui recevrait des informations, mais comme une intermédiaire aidant les défunts à poursuivre leur route. Dans son univers spirituel, cette fonction est profondément liée à l’amour, à l’écoute et à l’apaisement. Il reste toutefois essentiel de rappeler qu’une telle pratique relève d’une croyance et d’un témoignage, non d’une compétence de santé réglementée.

Un praticien ou une praticienne éthique ne devrait jamais affirmer détenir une vérité totale sur la mort, la maladie, les intentions d’un défunt ou l’avenir d’une personne. Il ou elle ne devrait pas demander de couper avec ses proches, d’interrompre un traitement, de renoncer à un suivi médical ou de multiplier des séances coûteuses sous prétexte qu’une entité l’exige. Dès qu’une démarche fabrique de la peur, de l’urgence ou une dépendance, elle cesse d’être un espace d’écoute sûr.

Le discernement ne signifie pas fermer la porte au symbolique. Il signifie garder ses clés. Une consultation spirituelle, pour qui choisit d’en vivre une, peut être envisagée comme une expérience ponctuelle, avec une limite financière et émotionnelle posée à l’avance. Après coup, il est utile de se demander non pas seulement « est-ce que tout était vrai ? », mais « comment est-ce que je me sens ? Est-ce que cette rencontre m’a rendue plus libre, plus reliée au réel, plus capable de parler avec mes proches ? »

Reconnaître les repères d’une parole qui n’enferme pas

Une parole respectueuse utilise le conditionnel, accepte le doute et laisse la personne conserver son propre jugement. Elle ne transforme pas chaque difficulté en dette karmique, en malédiction familiale ou en attaque invisible. Elle ne prétend pas qu’un deuil s’explique parce que « tout arrive pour une raison ». Cette phrase peut blesser profondément : certaines morts demeurent injustes, absurdes, insupportables. Le spirituel, lorsqu’il est humain, ne devrait pas polir cette réalité.

Il est également possible de faire une place à la mémoire sans passer par une médiumnité. Une conversation avec un frère, une boîte d’archives, la préparation d’un plat transmis, une marche dans un lieu aimé, la lecture d’une lettre ancienne : tous ces gestes recréent un contact, non pas avec une présence objectivement vérifiable, mais avec une relation qui continue de nous constituer. Les morts ne disparaissent pas de notre histoire parce qu’ils ne répondent plus.

Dans une époque saturée de contenus rapides, les récits de monde invisible circulent facilement, souvent sous forme de certitudes séduisantes. Ils promettent parfois de résoudre ce qui est pourtant irréductible : la séparation, la finitude, le non-savoir. Les confessions de Catherine Genty peuvent être lues avec intérêt si elles ouvrent une réflexion sur ces seuils. Elles deviennent plus fragiles lorsqu’elles sont reçues comme une réponse unique à toutes les peines.

La bonne question n’est donc pas de choisir entre crédulité et cynisme. Il s’agit de tenir ensemble deux fidélités : la fidélité à ce que l’on ressent et la fidélité au réel partagé. Une impression peut être bouleversante. Une conviction peut être soutenante. Mais aucune de ces choses ne doit priver une personne de ses repères, de son autonomie ou de l’aide dont elle pourrait avoir besoin.

La phrase la plus protectrice, dans ce territoire sensible, est peut-être celle-ci : « Cela a du sens pour moi, sans m’obliger à en faire une loi pour tous. » Elle laisse la porte ouverte à la spiritualité laïque, à la foi, au doute et au silence. Elle respecte aussi celles et ceux qui ne cherchent aucune réponse métaphysique, seulement le droit de se souvenir.

Les récits de Catherine Genty invitent moins à posséder une certitude sur l’au-delà qu’à regarder avec soin ce que le deuil, l’amour et l’inconnu font naître en nous.

Qui est Catherine Genty ?

Catherine Genty se présente comme médium et passeuse d’âmes. Elle a relaté son parcours et ses expériences spirituelles dans le livre Je suis passeuse d’âmes, publié aux éditions Leduc.s.

Que signifie l’expression passeuse d’âmes ?

Dans le vocabulaire spirituel, une passeuse d’âmes est une personne qui dit accompagner des défunts vers un autre plan d’existence. Cette notion relève d’une croyance et n’est pas validée comme un fait scientifique.

Les sensations de présence après un décès sont-elles anormales ?

Elles peuvent survenir dans un deuil et être vécues de façons très diverses : rêve intense, souvenir sensoriel, impression de proximité. Si elles inquiètent, se répètent avec souffrance ou perturbent la vie quotidienne, il est préférable de consulter un professionnel de santé.

Peut-on croire à la vie après la mort sans renoncer à un regard rationnel ?

Oui. Une croyance spirituelle peut coexister avec le discernement : il est possible de donner un sens intime à une expérience tout en reconnaissant qu’elle ne constitue pas une preuve universelle.

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