Véronique Lucas : Explorer l’inconscient grâce à la psychophanie

En bref :

  • La psychophanie, autrefois appelée communication facilitée, met en relation deux inconscients pour permettre une expression profonde, souvent là où les mots manquent.
  • Véronique Lucas, facilitante, s’appuie sur une pratique attentive et une forme de transmission vocale écrite pour accompagner des adultes, des enfants et des familles en quête de sens.
  • Cette thérapie alternative n’est pas reconnue médicalement, mais elle est utilisée par certain·e·s soignant·e·s comme outil complémentaire d’exploration intérieure et de connaissance de soi.
  • La psychophanie s’inscrit dans le champ des méthodes psycho-spirituelles : elle convoque l’inconscient, la symbolique familiale et parfois la mémoire transgénérationnelle.
  • En 2026, elle attire particulièrement les jeunes adultes en quête d’éveil de la conscience, soucieux de comprendre leurs blocages relationnels, émotionnels ou existentiels.
Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir : Essentiel sur la psychophanie avec Véronique Lucas
Origine Issue de la « communication facilitée » développée en Australie, introduite en France et renommée psychophanie par l’orthophoniste Anne-Marguerite Vexiau.
Principe Mise en lien de deux inconscients : celui de la personne accompagnée et celui du ou de la facilitant·e, qui écrit sur un clavier ce qui émerge.
Public D’abord proposée à des personnes en situation de handicap non communicantes, aujourd’hui ouverte à toute personne désireuse d’exploration intérieure.
Statut Pratique non reconnue scientifiquement, utilisée ponctuellement dans certains hôpitaux comme outil d’écoute complémentaire ; ne remplace pas un suivi médical ou psychologique.
Intérêt Outil de connaissance de soi, parfois perçu comme une forme de communication spirituelle avec les couches profondes de l’être et l’histoire familiale.

Véronique Lucas et la psychophanie : un chemin singulier vers l’inconscient

Explorer l’inconscient reste souvent théorique, abstrait, réservé aux livres de psychanalyse ou aux séances longues sur un divan. Autour de la psychophanie, l’itinéraire de Véronique Lucas raconte une autre manière de s’approcher de cette partie immergée de nous-mêmes, plus directe, plus intuitive, presque chuchotée par les mains qui tapent sur un clavier.

La psychophanie, traduction contemporaine de la « communication facilitée » née en Australie avec Rosemarie Crossley, a d’abord été pensée pour des personnes en situation de handicap, capables d’apprendre mais privées de moyens de parole. C’est une méthode où un·e « facilité·e » et un·e facilitant·e partagent un même geste : la transmission vocale devient ici une transmission écrite, les mots surgissant sur l’écran alors que l’inconscient de l’un rencontre celui de l’autre.

Lorsque cette pratique arrive en France grâce à l’orthophoniste Anne-Marguerite Vexiau, elle change de nom pour devenir psychophanie – « rendre manifeste » en grec. Surtout, elle change de champ : peu à peu, les séances ne s’adressent plus uniquement aux personnes non communicantes, mais aussi à celles et ceux qui parlent très bien… tout en ne parvenant pas à dire l’essentiel. Ce glissement est central pour comprendre ce que propose aujourd’hui Véronique Lucas.

Son entrée dans cette voie ne vient ni d’une stratégie de carrière, ni d’une fascination abstraite pour l’éveil de la conscience. Elle naît d’abord d’une scène de vie très concrète : un enfant autiste de son entourage « écrit » pour la première fois avec Anne-Marguerite Vexiau. Il n’a que cinq ans. Pourtant, dans le texte qui se déroule sur l’écran, il évoque avec précision l’une des filles de la famille, leur lien, des éléments que l’orthophoniste ignore totalement.

Ce moment de bascule, où une parole inattendue surgit depuis un être que l’on croyait presque « silencieux », agit comme un choc. Pas un choc spectaculaire, mais un déplacement intime : la conviction diffuse que quelque chose se joue là, au croisement de l’exploration intérieure, du soin, et d’une forme de communication spirituelle au sens large – non pas religieuse, mais reliée à ce qui dépasse le mental.

À l’époque, la formation en psychophanie est réservée au corps médical et aux parents d’enfants handicapés. Ce n’est que plus tard, quand l’un de ses fils a lui-même besoin de séances du fait d’une dysphasie sévère, que la possibilité de se former s’ouvre. Cette porte franchie, Véronique Lucas installe progressivement sa pratique et commence à recevoir. Pas uniquement des familles confrontées au handicap, mais aussi des jeunes adultes, des mères épuisées, des personnes en quête de sens qui pressentent que leur inconscient détient une pièce manquante de leur puzzle.

La trajectoire de Véronique Lucas illustre à quel point la psychophanie se situe à l’intersection de plusieurs territoires : c’est à la fois une thérapie alternative, une pratique d’exploration intérieure, et un outil de narration, où l’on se raconte autrement. Entre science, soin et spiritualité laïque, elle avance sur une ligne de crête, que chacune et chacun est invité à parcourir en conscience.

Comprendre ce chemin permet ensuite de saisir plus précisément comment fonctionne une séance, quelles questions elle peut éclairer et où se situe sa place parmi les grandes méthodes psycho-spirituelles actuelles.

Véronique Lucas : Explorer l’inconscient grâce à la psychophanie, Véronique Lucas et la psychophanie :

Comment se déroule une séance de psychophanie avec Véronique Lucas ?

Dans le cabinet de Véronique Lucas, les séances de psychophanie se vivent à contre-courant de la vitesse ambiante. Pas de questionnaire interminable, pas d’anamnèse détaillée dès les premières minutes. La personne qui arrive est invitée à s’asseoir, à respirer, et à laisser le langage habituel en suspens, comme si, pour un temps, d’autres couches de sens prenaient le relais.

Un rendez-vous avec l’inconscient plutôt qu’une conversation classique

La plupart des thérapies commencent par une longue description du problème. Ici, le parti pris est différent : laisser l’inconscient prendre la main, au moins au début. Véronique Lucas s’installe près de la personne, ouvre son ordinateur, pose ses doigts sur le clavier. Elle ne pose que quelques questions de repère – prénom, éventuellement l’âge, une phrase sur la demande – puis l’échange verbal s’efface.

C’est alors que le cœur de la psychophanie se met en place : le facilitant se met en état d’écoute profonde, un peu comme dans une méditation focalisée. L’attention se détourne du mental discursif, de la volonté d’analyser ou d’interpréter. Le geste d’écriture commence, parfois hésitant, parfois fluide, au rythme de ce qui se présente intérieurement. La transmission vocale classique est remplacée par une écoute silencieuse, traduite en mots frappés sur le clavier.

Dans la plupart des séances, un texte se déroule ainsi, phrase après phrase, adressé à la personne venue consulter. Ce texte peut prendre des formes variées : récit à la troisième personne, voix intérieure qui dit « je », adresse directe en « tu » qui semble émaner d’une part plus profonde de soi. L’enjeu n’est pas de deviner « qui parle », mais de laisser émerger ce qui fait résonance.

Entre écriture guidée et miroir sensible

Une fois un premier passage écrit, Véronique Lucas s’arrête. Elle propose une lecture à voix haute, lentement, en s’assurant que chaque mot est audible et que la personne a le temps de se laisser toucher ou interroger. Ce temps de lecture est un moment clé de la thérapie alternative qu’est la psychophanie : c’est là que le texte devient miroir, que la personne peut dire « cela me parle », « cela me semble étranger » ou « je ne comprends pas cette image ».

Lorsque quelque chose résonne, le travail consiste alors à mettre du langage conscient sur cette résonance : quel souvenir émerge, quelle relation, quelle scène d’enfance, quelle peur récurrente. À l’inverse, quand une phrase paraît lointaine, il est possible qu’elle prépare un dévoilement ultérieur. L’inconscient, rappellent de nombreux praticiens, n’est pas un coffre-fort qu’on force, mais un espace qui dose ce qu’il livre en fonction de ce que la personne peut accueillir.

Une séance se déroule souvent en trois temps : écriture, lecture, reprise. Parfois, un deuxième texte surgit en fin de séance, comme un complément ou une mise en perspective. D’autres fois, le premier suffit et appelle simplement un temps d’intégration silencieuse. Là encore, aucune promesse n’est faite : certaines personnes repartent avec un texte très court mais décisif, d’autres avec plusieurs pages qui éclaireront un travail intérieur sur des semaines.

Les thématiques qui émergent le plus souvent

Les préoccupations qui apparaissent dans les textes de psychophanie sont étonnamment variées, mais elles tournent fréquemment autour de quelques grands nœuds de vie. Les lectrices et lecteurs retrouveront peut-être des échos à leurs propres traversées :

  • Les loyautés familiales inconscientes : un sentiment d’être « enchaînée » à l’histoire d’un parent ou d’un grand-parent, de répéter un schéma sans l’avoir choisi.
  • La vie intra-utérine et la naissance : des hypothèses sur la manière dont une grossesse difficile, un accouchement traumatique ou une séparation précoce ont laissé une empreinte émotionnelle.
  • Les blessures de l’enfance : situations de dévalorisation, de solitude, d’incompréhension, parfois tues depuis longtemps mais encore actives dans le présent.
  • Le rapport au corps : difficulté à habiter son corps, à lui faire confiance, à ressentir le plaisir ou la sécurité.
  • Les choix de vie : travail, couple, parentalité, lieu de vie ; ces carrefours où l’exploration intérieure devient nécessaire pour sortir des projections familiales ou sociales.

Chaque texte agit alors comme une carte partielle, pas comme un verdict. Il donne des repères, des fils à suivre, souvent avec une douceur surprenante, même lorsque les sujets abordés sont douloureux. C’est l’un des points forts de cette pratique : permettre une parole profonde sans sensation de violence psychique.

Ce cadre très spécifique prépare naturellement la question de la légitimité et des limites de la psychophanie, surtout dans un paysage où se côtoient thérapies psychologiques étayées et méthodes psycho-spirituelles plus symboliques.

Psychophanie et science : entre pratique symbolique et accompagnement complémentaire

Dès que l’on approche des pratiques qui touchent à l’inconscient et à la communication spirituelle, une question s’invite : que dit la science, et que ne dit-elle pas ? La psychophanie, comme beaucoup de thérapies alternatives, se situe dans une zone hybride, où coexistent des témoignages forts, quelques expériences pilotes, et une absence de validation officielle.

Une pratique aux frontières de la recherche

Quelques études ont tenté, depuis les années 1990, de comprendre la « communication facilitée » dans son usage auprès de personnes non communicantes. Certaines recherches, notamment en Amérique du Nord, ont soulevé de sérieux doutes lorsque les protocoles montraient que le facilitant pouvait, sans s’en rendre compte, influencer le texte produit. D’autres travaux, plus nuancés, ont observé que dans des conditions très encadrées, certains contenus semblaient difficilement attribuables au seul facilitant.

En France, la psychophanie façon Véronique Lucas appartient clairement au registre des méthodes psycho-spirituelles. Elle est définie comme un outil d’exploration intérieure, pas comme un dispositif de diagnostic. Les praticien·ne·s sérieux·ses rappellent régulièrement que cette démarche ne remplace ni une psychothérapie structurée, ni un traitement médical. Elle vient à côté, comme une autre manière de se raconter et d’entendre ce qui, en soi, cherche une forme.

Dans certains établissements, notamment auprès de personnes âgées désorientées ou de proches de patients en coma, des médecins et psychologues se sont formés pour expérimenter cet outil. L’objectif est alors moins d’« établir des vérités » que de proposer un espace symbolique pour mettre en mots des émotions, de la peur, du chagrin ou de l’espoir. Là encore, les équipes insistent : en cas de question médicale ou de trouble psychique avéré, un professionnel de santé reste la référence.

Croyance, scepticisme et usage prudent

Est-il nécessaire d’y « croire » pour que la psychophanie ait un effet ? La réponse, pour beaucoup de personnes accompagnées, ressemble à celle qu’on pourrait donner à propos des thérapies par la parole. Aller voir une psychologue suppose une confiance dans le fait que l’échange verbal peut aider à transformer quelque chose, même si on ne sait pas exactement comment. Ici, il s’agit de faire confiance au processus d’écriture partagée et à la capacité de l’inconscient à se dire autrement.

Pour la lectrice sceptique, qui se demande s’il ne s’agit pas simplement d’un texte projectif écrit par le ou la praticien·ne, un point est essentiel : l’intérêt réside moins dans l’origine du texte que dans ce qu’il mobilise. Si une phrase, une image, un souvenir ouvre une brèche de connaissance de soi, l’effet thérapeutique peut être réel, même dans un cadre symbolique. De nombreuses approches en psychologie (tests projectifs, par exemple) fonctionnent déjà sur ce principe.

Il existe donc un équilibre délicat à tenir : accueillir ce que la psychophanie propose, sans en faire une vérité absolue ni un substitut à tout accompagnement psychique. C’est ce que des praticiennes comme Véronique Lucas s’efforcent de rappeler : la psychophanie est un outil parmi d’autres, pas une clé universelle, et encore moins un oracle.

Une place à part dans l’écosystème des méthodes psycho-spirituelles

Face à la multiplication des offres – de l’hypnose Ericksonienne aux constellations familiales, du yoga thérapeutique aux retraites de silence –, la psychophanie occupe une place singulière. Elle ne repose ni sur la parole spontanée (comme la psychanalyse), ni sur l’induction hypnotique, ni sur le tirage de cartes ou la lecture de thèmes astraux. Elle s’apparente davantage à une forme de canalisation scripturale, cadrée par une intention claire : permettre au ou à la facilité·e d’entendre un message issu de ses couches profondes.

Par rapport à d’autres méthodes psycho-spirituelles, ses spécificités sont particulièrement lisibles :

Pratique Support principal Statut Place de l’inconscient
Psychophanie Écriture sur clavier par un·e facilitant·e Pratique symbolique, non reconnue médicalement Au centre : texte présenté comme parole de l’inconscient
Hypnose thérapeutique Guidage verbal direct auprès de la personne Partiellement reconnue, études cliniques disponibles Exploration en état modifié de conscience
Psychothérapie classique Dialogue, associations libres, travail sur le récit Référencée dans les systèmes de soins Présente, mais via la parole consciente
Tarot symbolique Cartes, images archétypales Outil d’introspection symbolique Activé par projection et interprétation

Cette comparaison ne vise pas à établir un classement, mais à situer. Pour les lectrices qui circulent déjà entre plusieurs pratiques, elle aide à comprendre ce que la psychophanie peut apporter de spécifique : un langage écrit qui semble venir « d’ailleurs », et qui pourtant renvoie constamment à ce que la personne vit ici et maintenant.

Lorsque ce positionnement est clair, il devient plus facile d’examiner l’impact concret de ces séances sur la vie quotidienne : comment une phrase écrite par Véronique Lucas peut, parfois, se transformer en boussole très intime.

De la souffrance au sens : ce que la psychophanie change dans la vie des personnes accompagnées

Les récits de personnes passées par la psychophanie évoquent souvent une sensation de bascule discret : rien ne s’écroule du jour au lendemain, mais une compréhension nouvelle s’installe, une pièce manquante se met en place. Ce mouvement, entre douleur et signification, est au cœur de ce que propose Véronique Lucas.

Quand le texte met des mots sur l’indicible

Imaginons Claire, 34 ans, cadre dans une grande entreprise, épuisée sans comprendre vraiment pourquoi. Elle vient à la psychophanie faute d’autre idée, un peu méfiante, curieuse malgré tout. Lors de la première séance, le texte écrit parle d’un « poids porté pour d’autres », d’un « devoir de tenir pour la fratrie », de la peur de décevoir un père silencieux. Rien de spectaculaire, mais Claire fond en larmes à l’écoute de ces phrases qu’elle n’a jamais osé prononcer.

Dans les semaines qui suivent, ce texte devient pour elle un point de repère. Elle le relit, le souligne, le commente dans son journal. Lors de séances de thérapie plus classiques, elle ose enfin aborder la question du rôle qu’elle a endossé enfant, celui de « grande qui gère tout ». La psychophanie n’a pas « résolu » son burn-out, mais elle lui a offert un langage d’exploration intérieure qui manquait jusque-là.

Ce type de scénario revient fréquemment : la séance agit comme un déclic, une façon de nommer une douleur ou un conflit interne avec une précision presque poétique. La valeur de la psychophanie tient alors dans cette articulation entre le très intime et le formulé, dans cette capacité à faire exister des ressentis confus sous une forme partageable.

Alléger les héritages invisibles et les mémoires familiales

Un autre champ où la psychophanie intervient souvent, tel que le constate Véronique Lucas, est celui des mémoires familiales et transgénérationnelles. Les textes peuvent évoquer des ancêtres, des événements dont la personne n’a pas forcément connaissance détaillée, mais dont elle ressent l’empreinte : exil, faillite, deuils non parlés, secrets de filiation.

Dans ces situations, la psychophanie ne prétend pas reconstituer l’histoire au sens historique du terme. Elle met plutôt au jour des récits symboliques qui permettent à la personne de se situer autrement dans sa lignée. Parfois, un échange avec des proches viendra confirmer certains éléments factuels ; parfois non. Mais dans tous les cas, la personne peut travailler la question : « qu’est-ce que je porte qui ne m’appartient pas entièrement ? ».

Ce travail de mise en mots sur les loyautés et les transmissions invisibles fait écho à d’autres approches contemporaines, comme les constellations familiales ou la psychogénéalogie. La spécificité de la psychophanie, telle que la pratique Véronique Lucas, est de laisser l’inconscient présenter lui-même sa version de l’histoire, sans lui imposer une grille d’interprétation figée.

Retrouver une forme de souveraineté intérieure

Au-delà des histoires singulières, un motif revient : la sensation, après plusieurs séances, de se sentir un peu plus « chez soi » dans sa propre vie. Pour certaines personnes, cela se traduit par une prise de décision différée depuis des années : quitter un emploi, refuser un rôle familial écrasant, poser des limites dans une relation. Pour d’autres, c’est plus subtil : une manière moins culpabilisante de se parler, une capacité nouvelle à accueillir la tristesse ou la colère sans se juger.

Dans ce sens, la psychophanie participe à un éveil de la conscience au quotidien : non pas un grand éveil mystique, mais un affinement de l’écoute de soi. Le texte devient un repère auquel revenir quand le mental s’emballe, une sorte de lettre envoyée par une partie plus lucide de soi. Certaines personnes relisent régulièrement leurs textes de psychophanie lors de périodes de doute, comme on relirait un passage de journal ou un poème important.

Ce chemin vers plus de souveraineté suppose pourtant une vigilance : ne pas déléguer son discernement au texte, ne pas le prendre au pied de la lettre comme une injonction. Véronique Lucas le rappelle souvent : les phrases reçues sont des invitations à réfléchir, à ressentir, à confronter à la réalité. Elles ne dictent pas une conduite ; elles ouvrent un espace de choix.

Peu à peu, grâce à cette posture, la psychophanie cesse d’être perçue comme un outil « extraordinaire » pour devenir un compagnon discret de la connaissance de soi, au même titre que l’écriture personnelle, la méditation ou une psychothérapie bien menée.

Préparer et intégrer une séance de psychophanie : pistes concrètes pour une exploration intérieure sereine

Pour celles et ceux qui envisagent de rencontrer Véronique Lucas ou une autre facilitante, quelques repères pratiques peuvent aider à aborder ce travail avec clarté. La psychophanie n’exige pas de prérequis spirituels, mais elle gagne à être entourée de gestes simples qui favoriseront l’intégration.

Avant la séance : poser une intention souple

Il n’est pas nécessaire d’arriver avec un « problème » parfaitement défini. En revanche, poser une intention peut servir de boussole. Cela peut prendre la forme d’une phrase intérieure : « comprendre ce qui se rejoue dans mes relations », « éclairer ma fatigue persistante », « clarifier mon lien à ma famille ». L’important est de rester souple, car l’inconscient n’obéit pas toujours aux plans conscients.

Concrètement, la veille ou le matin de la séance, il peut être aidant de :

  • Prendre dix minutes pour écrire librement ce qui pèse ou questionne en ce moment.
  • Noter quelques dates ou événements clés qui viennent spontanément, sans chercher l’exhaustivité.
  • Observer son état du moment (tension, tristesse, excitation) et le reconnaître sans le corriger.

Ces gestes préparent le terrain sans saturer la rencontre. Ils permettent aussi, pour les personnes plus rationnelles, d’arriver avec un ancrage concret qui facilitera le travail de mise en perspective après la séance.

Pendant la séance : rester ancré·e dans son ressenti

Au cours de l’écriture et de la lecture, l’enjeu majeur est moins de « comprendre » immédiatement que de se relier à ce qui se passe dans le corps : souffle, battements du cœur, tensions, larmes, chaleur. La psychophanie se situe à la croisée de la transmission vocale (la lecture du texte) et du langage corporel silencieux. C’est souvent dans ces micro-réactions que se trouve la boussole.

La personne peut, si elle le souhaite, demander à faire des pauses, à revenir sur une phrase, à préciser un mot. L’échange avec Véronique Lucas est alors essentiel pour éviter toute interprétation hâtive ou culpabilisante. L’écoute du ou de la facilitant·e joue ici un rôle de contenant, presque comme dans une séance de psychothérapie plus classique, mais avec ce support particulier qu’est le texte.

Après la séance : prendre soin de l’intégration

Les effets d’une séance de psychophanie se déploient souvent dans les jours qui suivent. Il n’est pas rare que des souvenirs remontent, que des rêves se fassent plus intenses, que des prises de conscience surgissent au détour d’une conversation. C’est pourquoi il peut être précieux d’aménager un peu d’espace après la séance, plutôt que d’enchaîner immédiatement avec une réunion ou un déplacement stressant.

Quelques pistes d’intégration possibles :

  • Relire le texte au calme, surligner ce qui résonne, noter ce qui dérange ou interroge.
  • En parler, si on le souhaite, avec une personne de confiance ou un·e thérapeute habituel·le, pour croiser les regards.
  • Observer, sur plusieurs semaines, si certains schémas relationnels ou émotionnels deviennent plus lisibles.

Pour celles et ceux qui sont déjà engagés dans un suivi psychologique ou psychiatrique, il est généralement recommandé de mentionner ce travail de psychophanie à leur professionnel de santé, afin que les différentes approches se complètent plutôt qu’elles ne se contredisent.

Au fil de ce processus, la psychophanie trouve sa juste place : ni méthode miracle, ni simple curiosité, mais un outil singulier d’exploration intérieure qui, pratiqué avec prudence, peut enrichir durablement le dialogue avec soi-même.

La psychophanie est-elle une thérapie reconnue par la médecine ?

Non, la psychophanie n’est pas reconnue comme traitement médical ni comme psychothérapie au sens des référentiels officiels. Elle est considérée comme une pratique symbolique et une thérapie alternative d’exploration intérieure. Certaines équipes médicales l’utilisent ponctuellement comme outil complémentaire d’écoute, mais en cas de trouble psychique ou de question de santé, la référence reste un professionnel de santé qualifié (médecin, psychiatre, psychologue clinicien·ne).

En quoi une séance avec Véronique Lucas se distingue-t-elle d’une consultation psychologique classique ?

Une séance de psychophanie avec Véronique Lucas ne repose pas d’abord sur un long échange verbal mais sur l’écriture d’un texte présenté comme issu de l’inconscient de la personne accompagnée. Elle tape ce texte sur un clavier, puis le lit et le commente avec la personne. La consultation psychologique classique, elle, s’appuie surtout sur le dialogue, l’analyse et des outils cliniques validés. Les deux approches peuvent se compléter, mais ne remplissent pas la même fonction.

Faut-il croire à la télépathie ou à la communication spirituelle pour que la psychophanie soit utile ?

Il n’est pas indispensable d’adhérer à l’idée de télépathie ou de communication spirituelle pour tirer quelque chose d’une séance. Beaucoup de personnes y voient surtout un outil projectif d’exploration intérieure : le texte sert de miroir, et ce qui importe est ce qu’il vient éclairer dans l’histoire, les émotions et les choix de vie. Chacune et chacun peut situer la pratique sur un continuum allant du symbolique au spirituel, selon ses convictions.

Combien de séances de psychophanie sont généralement nécessaires ?

Il n’existe pas de nombre standard. Certaines personnes vivent une séance ponctuelle qui les aide à débloquer une situation précise, d’autres s’engagent dans un travail régulier sur plusieurs mois, en espaçant les séances pour laisser le temps à l’intégration. Véronique Lucas invite généralement à réévaluer le besoin après une ou deux rencontres, afin d’éviter toute dépendance à la pratique.

La psychophanie peut-elle remplacer un traitement médical ou un suivi psychiatrique ?

Non, la psychophanie ne doit jamais se substituer à un traitement médical ou à un suivi psychiatrique, en particulier en cas de trouble diagnostiqué (dépression sévère, trouble bipolaire, psychose, etc.). Elle peut éventuellement être envisagée comme un complément d’exploration symbolique, après échange avec le ou la professionnel·le de santé qui suit la personne. En cas de doute, il est toujours recommandé de demander l’avis d’un médecin ou d’un·e psychologue formé·e.

Laisser un commentaire